
Olivier Henno et Alain Duchesne assistent au nettoyage des bottes de poireaux dans un bâtiment de la ferme, rue de l'Église. (Photo La Voix du Nord)
Samedi, Olivier Henno, tête de liste du MoDem aux régionales était à Tourmignies pour visiter la ferme de Louis-Pierre Delbassée en compagnie du maire, Alain Duchesne, 13e sur notre liste « Votez Juste pour le Nord-Pas-de-Calais ».
« C’est la ferme de ma grand-mère, mais mon arrière grand-père vivait déjà ici », raconte l’exploitant qui a repris l’affaire en 1983. Il y fait de la polyculture et élève sept bovins pour la viande. « Notre principale source de revenus, poursuit le Tourmignisien, ce sont les légumes, surtout les poireaux mais aussi les courgettes, les potirons… » S’il vend sa production à deux centrales d’achat du marché d’intérêt national (MIN) de Lomme, dont une devrait lui ouvrir les portes du restaurant du casino Barrière à Lille, Louis-Pierre Delbassée développe aussi la vente directe. Une expérience qui plaît à Olivier Henno qui, au plan régional, souhaite « aider le monde agricole à s’organiser pour vendre en circuit court, directement du producteur au consommateur afin d’essayer de “tirer” les produits et leurs prix vers le haut ».
« On arrive à vivre, mais avec beaucoup d’heures de travail, reconnaît de son côté l’agriculteur, de l’ordre de 1 300 E pour 70 heures de travail la semaine. La culture du poireau jusqu’à la confection d’une belle botte, ça demande une douzaine de manipulations différentes. Mais, il y a trois ou quatre ans, on avait moins que le RMI… » « Avec les légumes, on s’en sortait plutôt bien, mais aujourd’hui, ça va moins. Je crois qu’on n’est pas assez solidaire, même si je n’ai pas l’esprit coopératif dans l’âme, enchaîne-t-il. Sur le marché, c’est le Bénélux qui fait la loi ! »
Espoir pour les jeunes ?
Aujourd’hui, sept fermes sont encore en activité dans le village. « Il y a une quarantaine d’années, il y en avait sept, mais dans la seule rue de l’Église », constate le maire Alain Duchesne qui, dans le plan local d’urbanisme, a tout prévu pour préserver ce patrimoine rural. Le même vante aussi la diversification des activités : pensions pour chevaux, gîtes ruraux par exemple. Une protection pour laquelle Olivier Henno plaide pour « que l’aménagement du territoire devienne une vraie compétence régionale » afin, notamment, de maîtriser l’étalement urbain. « Ça fonctionne comme ça en Allemagne. » Le mot de la fin, quand on évoque les aides à l’installation, revient à Louis-Pierre Delbassée : « Les jeunes ont un autre état d’esprit. Je pense qu’ils se regrouperont plus facilement à 3 ou 4 »
Source : la Voix du Nord











